Séparer le rationnel du passionnel
C’est depuis le XXème siècle que l’on utilise massivement les pesticides, appelés également produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques. Avec ces produits, les agriculteurs disposent de moyens efficaces pour lutter contre les diverses attaques parasitaires que subissent les cultures.
Cependant, les questions du mode d’utilisation de ces produits, de leur dissémination dans l’environnement, de leur présence résiduelle dans l’alimentation, de leurs effets sur la santé demeurent autant de sujets de préoccupation.
Des études montrent que les agriculteurs ont globalement moins de cancers que la population générale. En revanche, ils développent davantage certains types de cancers (tumeur cérébrale, cancer de la prostate, hémopathies) et d’autres maladies : maladies respiratoires, troubles de la reproduction, troubles neurologiques.
En ce qui concerne la population générale, la principale source d’exposition reste l’alimentation. Les voies d’absorption peuvent être toutefois très diverses : digestive, respiratoire ou cutanée.
Les risques pour la santé liés à une exposition chronique à faible dose ne sont pas actuellement démontrés. Autrement dit, on connaît les risques d’une forte dose à court terme mais on connait beaucoup moins les risques des petites doses à long terme.
C’est pourquoi il ne faut ni être alarmiste, ni inactif !