Nous avons aujourd’hui un Ministre de l’Espace rural.
Alors que la dynamique économique et sociale a longtemps reposé sur la ruralité, en France comme ailleurs, jusqu’à l’ère industrielle et la concentration des populations dans les villes, les derniers recensements ont allumé quelques lueurs d’espoir, on y voit les prémisses d’une mutation, comme un changement de comportement de nos concitoyens.
Jean de La Fontaine avait raison : il y a la vie des villes et celle des champs. A vivre la première, nous avons de plus en plus besoin de nous ressourcer dans la seconde et d’y puiser nos références.
La ruralité alors renaît des cendres refroidies par l’ère industrielle pour retrouver toute sa place. Là est le fameux tournant que nous ne pouvons qu’appeler de nos vœux parce qu’il est porteur des réponses aux questions que se posent nos concitoyens. Tournons-nous vers la ruralité, sachons en dégager les vertus qui ont, de tout temps, nourri les civilisations du monde.
Longtemps urbanité a rimé avec industrie. Il n’y a plus aujourd’hui deux mondes qui s’ignorent mais deux mondes, le monde agricole et le monde industriel, qui entrent en résonnance. On parle - enfin !- d’agro-industrie. Et voilà qu’un nouveau souffle peut venir habiter une ruralité hier désertée sous les effets de l’industrialisation.
Avec l’apparition des Pôles d’excellence rurale, voici, pour la première fois depuis longtemps, l’excellence accolée à la ruralité.
Avec les Pôles de compétitivité, l’industrie revient à la production agricole, la syncrétie entre mondes agricole et industriel se réalise, régénérant la ruralité. La voie est ouverte. Voyez : adieu la chimie du charbon et de l’acier, bonjour la chimie verte !