La génétique propose, l’épigénétique dispose
Jean-Claude Etienne travaille avec le Professeur Marc Delpech du CHU de Cochin sur l’amélioration du texte législatif pour une meilleure déclinaison de la médecine qualifiée de prédictive par le Professeur Dausset, Prix Nobel de Médecine en 1980. Il s’agit ici d’une référence à la réflexion sur l’inné et l’acquis.
En pratique, bon nombre de nos concitoyens pensent que tout est commandé par la génétique et que nous sommes conditionnés uniquement par elle.
Or, nous savons depuis quelques années que ce n’est pas parce que l’on trouve une structure génétique rencontrée dans telle ou telle maladie chez une personne que celle-ci est condamnée à faire cette maladie. En effet, si la génétique propose, sensibilise à une maladie donnée, il n’en reste pas moins qu’il faut également observer l’environnement. Prenons par exemple la rencontre d’un virus ou d’une protéine pour faire cette même maladie : sans cette rencontre, et bien que l’on soit porteur d’un gène exposant, il n’y aura pas d’apparition de symptômes.
C’est dire le rôle de notre environnement et nous avons désormais coutume de souligner que la génétique propose et l’épigénétique (ou l’environnement) dispose.
Pour ces raisons, le qualificatif de prédictif n’est pas tout à fait exact et mérite d’être corrigé dans la mesure où il est susceptible d’inquiéter systématiquement et parfois à tort.