Les nanotechnologies marquent une étape d’importance dans la connaissance scientifique
Pour se référer à Pascal, on peut dire que l’homme, après avoir orienté ses télescopes vers l’infiniment grand, a tourné ses microscopes vers l’infiniment petit.
Une première observation : il n’existe pas une mais des nanosciences et des nanotechnologies, ce qui témoigne du caractère transversal de ce phénomène scientifique.
Actuellement, plus de 700 produits de la vie quotidienne utilisent des nanoparticules : cosmétiques, revêtements des bâtiments, pneumatiques, textiles, réfrigérateurs, vélos, peinture, aérosols, téléphones, ordinateurs etc...
Des avancées :
Les nano-robots en cancérologie, qui permettent de cibler les cellules cancéreuses, les détruisant sans les risques collatéraux tels ceux des chimiothérapies par exemple.
Les nanomatériaux, ou plutôt l’inclusion de nanoparticules dans les matériaux permettent d’augmenter leur résistance. Ce sont les fameux nanotubes de carbone tressés (injustement comparés à l’amiante en ne tenant pas compte de l’échelle).
Les progrès dans l’électronique du spin ont mis en évidence les magnétorésistances géantes, permettant le développement de l’industrie du disque dur.
Mais si les bénéfices attendus de ces connaissances nouvelles suscitent légitimement l’engouement, les craintes et les rejets engendrés méritent la plus extrême attention.
Nous sommes loin d’être en possession de données exhaustives sur l’élimination des nanomatériaux, quels que soit leur voie d’introduction : respiratoire, digestive ou cutanée.
Aujourd’hui, il s’agit d’entraîner la recherche vers la vigilance la plus démonstrative de respect de la biodiversité. Nous en sommes malheureusement très loin.
Il nous faut donner une place pleine et entière à une science nouvelle basée sur des approches épidémiologiques et toxicologiques innovantes.